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Matin métro

 

C’est dans le silence du wagon qui serre

Le cortège des corps encore sommeilleux,

Qu’en vérité j’entends le mieux

Vibrer les fils de nos cœurs qui espèrent.

Trois temps

 

La baguette brillante avait fait éclater le jour en mille lueurs d’émeraude pour que l’enchantement des sphères parvienne à pousser son écho dans le sens du retour à l’éternité.

Sur terre, l’herbe cristalline et verte se couchait pour former le velours qui accueillerait les pas sérieux des pieds humides plein de désir de rejoindre le rythme de l’Unisson.

Debout le Maître écoutait, il avait donner à chacun le mot qui lui convenait et qu’il devait garder secret, maintenant il lui fallait retrouver son silence.

Début

 

Il avait déjà beaucoup marché et l’ombre qu’il poursuivait elle aussi semblait fatiguée,

 

Un instant plus tôt il avait brièvement tourné la tête et un délicieux miroitement d’éclats fleuris et dorés avait en une seconde,

à travers son regard pourtant indifférent,

fait couler tout autour de son cœur supérieur

une épaisse et moelleuse couche de sève douce et vivifiante.

 

Il s’arrêta, l’ombre mourut.

 

Alors il se coucha dans l’herbe fraîche pour mieux ressentir l’éternité qui naissait en lui.

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